{"id":363,"date":"2011-11-29T08:00:38","date_gmt":"2011-11-29T06:00:38","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.georezo.net\/geointerop\/?p=363"},"modified":"2011-11-30T00:26:39","modified_gmt":"2011-11-29T22:26:39","slug":"de-l-open-source-a-l-open-data","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.georezo.net\/geointerop\/2011\/11\/29\/de-l-open-source-a-l-open-data\/","title":{"rendered":"De l&rsquo;\u00ab open-source \u00bb \u00e0 l\u2019\u00ab open-data \u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Pour faire suite <a href=\"https:\/\/blog.georezo.net\/geointerop\/2011\/11\/24\/opendata-licences-le-statut-juridique-des-donnees\/\">au premier billet<\/a> qui faisait le point sur l&rsquo;appr\u00e9hension juridique (probable) des donn\u00e9es publiques, deux autres aspects : la d\u00e9finition de l&rsquo;Open Data selon l&rsquo;Open Definition (I) sur laquelle s&rsquo;appuient certaines des diff\u00e9rentes licences utilis\u00e9es pour une ouverture des donn\u00e9es (II).<\/p>\n<h2>I &#8211; la d\u00e9finition de l&rsquo;Open Data<\/h2>\n<p>\u00c9labor\u00e9 initialement dans le domaine du logiciel, le mouvement collaboratif du <em>Libre<\/em> et de l&rsquo;<em>Open<\/em> s&rsquo;est ensuite rapidement \u00e9tendu au-del\u00e0 : dans le domaine de la documentation puis des autres \u0153uvres litt\u00e9raires et artistiques, du mat\u00e9riel, ainsi que des donn\u00e9es <a href=\"#f1\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p>Pour se faire, il s&rsquo;appuie sur le syst\u00e8me de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle existant par l&rsquo;usage de licences dites <em>libres<\/em> (ou Open Source <a href=\"#f2\">[2]<\/a>). Ces licences constituent ainsi le corollaire in\u00e9vitable, m\u00eame si insuffisant, \u00e0 toute ouverture de (bases de) donn\u00e9es dans le cadre d&rsquo;une politique (publique ou priv\u00e9e) d&rsquo;Open Data) et peuvent \u00eatre d\u00e9finies comme des contrats de licence non exclusive de droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, consentis pour le monde entier et toute la dur\u00e9e des droits, par lesquels un titulaire de droits autorise gracieusement <a href=\"#f3\">[3]<\/a> un licenci\u00e9 \u00e0 copier, modifier et distribuer sa cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Chaque type de cr\u00e9ation ayant ses sp\u00e9cificit\u00e9s, plusieurs d\u00e9finitions formalisent les libert\u00e9s attendues dans chaque domaine. L&rsquo;Open Data est l&rsquo;application des concepts formalis\u00e9s par l&rsquo;Open Knowledge Foundation (d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la promotion de la connaissance ouverte dans toutes ses formes) au Royaume-Uni et la Sunlight Foundation (qui a pour objet de rendre les gouvernements \u00ab transparents et responsables \u00bb) aux \u00c9tats-Unis : un acc\u00e8s libre et gratuit aux donn\u00e9es sous une licence gratuite qui permette la libre reproduction, redistribution, modification et la libre r\u00e9-utilisation (y compris \u00e0 des fins commerciales) des donn\u00e9es<a href=\"#f4\">[4]<\/a>.<\/p>\n<p>Ces concepts ont \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9s sous la forme d&rsquo;une d\u00e9finition (g\u00e9n\u00e9rique) appel\u00e9e l&rsquo;\u00ab <a href=\"http:\/\/opendefinition.org\/okd\/\">Open Definition <\/a> \u00bb, \u00e9crite sur le mod\u00e8le de l&rsquo;\u00ab Open Source Definition \u00bb du domaine du logiciel.<!--more--><\/p>\n<p>Ainsi, pour qu&rsquo;une base de donn\u00e9es puisse \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme ouverte, la d\u00e9finition requiert :<\/p>\n<ol>\n<li>Le libre acc\u00e8s des bases de donn\u00e9es : les bases de donn\u00e9es doivent \u00eatre disponibles enti\u00e8rement, pour un co\u00fbt raisonnable en cas de distribution mat\u00e9rielle (gratuitement lorsque le co\u00fbt est n\u00e9gligeable, comme pour un transfert par Internet). Elles doivent \u00eatre disponibles dans une forme adapt\u00e9e et modifiable.<\/li>\n<li>La libre redistribution des bases de donn\u00e9es : la licence ne peut, par exemple, exiger le paiement d\u2019une redevance suppl\u00e9mentaire au titre de la redistribution.<\/li>\n<li>La libre r\u00e9utilisation des bases de donn\u00e9es : la licence doit permettre la cr\u00e9ation et la redistribution de bases de donn\u00e9es d\u00e9riv\u00e9es (\u00e9ventuellement sous la m\u00eame licence lorsqu&rsquo;elle est de type share alike ou copyleft).<\/li>\n<li>L&rsquo;absence de restrictions techniques : il ne doit pas y avoir de restriction technique emp\u00eachant la jouissance des droits conf\u00e9r\u00e9s par la licence.<\/li>\n<li>L&rsquo;attribution des auteurs et contributeurs : la licence peut soumettre au b\u00e9n\u00e9fice de la licence l&rsquo;attribution de la paternit\u00e9 des cr\u00e9ateurs et contributeurs.<\/li>\n<li>L\u2019int\u00e9grit\u00e9 de la base doit \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9e : un tiers ne peut pas s\u2019approprier le travail d\u2019un autre et les contributions de chacun sont clairement attribu\u00e9es.<\/li>\n<li>L&rsquo;absence de discrimination entre les personnes ou les groupes : toute personne d\u00e9tentrice d\u2019une copie de la base de donn\u00e9es b\u00e9n\u00e9ficie des termes de la licence tant qu\u2019il s\u2019y conforme lui-m\u00eame.<\/li>\n<li>L&rsquo;absence de discrimination entre les domaines d\u2019application : la licence se limite \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle : elle ne peut en aucun cas r\u00e9guler d\u2019autres domaines \u00ab politiques \u00bb ou commerciaux.<\/li>\n<li>La licence s\u2019applique sans d\u00e9pendre d\u2019autres contrats : par exemple on ne peut pas ajouter un NDA (Non-Disclosure Agreement ou accord de confidentialit\u00e9) lors de l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la base.<\/li>\n<li>La licence ne doit pas \u00eatre propre \u00e0 la compilation de bases sur un m\u00eame m\u00e9dia : elle est attach\u00e9e \u00e0 la base de donn\u00e9es et non \u00e0 cet ensemble, le licenci\u00e9 \u00e9tant libre de la sortir et d&rsquo;en jouir conform\u00e9ment \u00e0 la licence en dehors de cet ensemble.<\/li>\n<li>La licence ne doit pas s\u2019\u00e9tendre automatiquement \u00e0 d&rsquo;autres bases compil\u00e9es sur un m\u00eame m\u00e9dia : ce qui ne s&rsquo;oppose toutefois pas aux licences de type share alike ayant une \u00e9tendue large (\u00e0 l&rsquo;instar de la GNU GPL dans le domaine du logiciel qui ne s\u2019\u00e9tend qu\u2019au programme envisag\u00e9 comme un tout).<\/li>\n<\/ol>\n<h2>II &#8211; Les licences Open Data<\/h2>\n<p>Plusieurs licences adapt\u00e9es aux bases de donn\u00e9es sont apparues : dans un premier temps pour r\u00e9pondre aux besoins de projets communautaires (1) et dans un second temps pour r\u00e9pondre \u00e0 l&rsquo;ouverture des informations publiques (2).<\/p>\n<p>Comme en mati\u00e8re de licences libres en g\u00e9n\u00e9ral, parmi les options propos\u00e9es par les licences Open Data, on distingue les licences dites permissives et les licences dites <em>share alike <\/em>(3.).<\/p>\n<h3>1. Le courant initial de licences communautaires adapt\u00e9es aux bases de donn\u00e9es<\/h3>\n<p>Les premi\u00e8res r\u00e9flexions juridiques relatives aux bases de donn\u00e9es ouvertes ont r\u00e9sult\u00e9 de l&rsquo;importance grandissante d&rsquo;initiatives communautaires (notamment le projet Open Street Map<a href=\"#f5\">[5]<\/a>).<\/p>\n<p>Peu sensibilis\u00e9 aux subtilit\u00e9s juridiques, ces premiers projets communautaires utilisaient les licences libres de logicielles (GNU GPL ou MIT) ou de contenu (Creative Commons)<a href=\"#f6\">[6]<\/a>. N\u00e9anmoins, de nouvelles licences furent ensuite r\u00e9dig\u00e9es afin de correspondre aux nouvelles communaut\u00e9s d&rsquo;utilisateurs se f\u00e9d\u00e9rant dans la constitution de bases de donn\u00e9es.<\/p>\n<p>Deux courants de pens\u00e9e ont alors anim\u00e9 ces nouveaux projets : le premier sous la direction de l&rsquo;<em>Open Knowledge Foundation <\/em>et le second sous celle du projet <em>Science Commons <\/em>de <em>Creative Commons<\/em>.<\/p>\n<p>En 2007, <em>Science Commons <\/em>lan\u00e7a le projet CC-0 visant \u00e0 conc\u00e9der le plus largement possible les droits sur les donn\u00e9es. La licence Creative Common Zero (CC-0) qui en r\u00e9sulta est la licence conseill\u00e9e par le projet Sciences Commons pour l&rsquo;application aux bases de donn\u00e9es. Le projet communautaire <em>Personal Genome<\/em> ainsi que la r\u00e9gion italienne du Pi\u00e9mont<strong> <\/strong>utilisent cette licence.<\/p>\n<p>En 2009, l&rsquo;<em>Open Knowledge Foundation <\/em>a publi\u00e9 un panel de licences reposant sur une assiette plus large que le seul droit d&rsquo;auteur, en incluant \u00e9galement le droit des contrats et le droit <em>sui generis <\/em>des bases de donn\u00e9es (article 2.0 \u00ab Champ d&rsquo;application \u00bb de la Licence)<a href=\"#f7\">[7]<\/a>. Il existe actuellement trois licences r\u00e9dig\u00e9es sur ce principe :<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/pddl\/\">Public<\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/pddl\/\"> <\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/pddl\/\">Domain<\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/pddl\/\"> <\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/pddl\/\">Dedication<\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/pddl\/\"> <\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/pddl\/\">and<\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/pddl\/\"> <\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/pddl\/\">License<\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/pddl\/\"> <\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/pddl\/\">(PDDL)<\/a> \u2013 \u00ab <em>Public<\/em><em>Domain for data\/databases <\/em>\u00bb ;<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/by\/\">Attribution<\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/by\/\"> <\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/by\/\">License<\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/by\/\"> <\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/by\/\">(ODC-By)<\/a> \u2013 \u00ab<em> Attribution for data\/databases <\/em>\u00bb ;<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/odbl\/\">Open<\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/odbl\/\"> <\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/odbl\/\">Database<\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/odbl\/\"> <\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/odbl\/\">License<\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/odbl\/\"> <\/a><a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/licenses\/odbl\/\">(ODC-ODbL)<\/a> \u2013 \u00ab<em> Attribution Share-Alike for data\/databases <\/em>\u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019ordre dans lequel ces trois licences viennent d\u2019\u00eatre cit\u00e9es traduit le contr\u00f4le croissant qu&rsquo;elles offrent aux titulaires de droits sur les bases de donn\u00e9es : la PDDL op\u00e8re une \u00ab renonciation \u00bb aux droits similaires \u00e0 la licence CC-0 pr\u00e9cit\u00e9e, l&rsquo;ODC-By impose seulement de mentionner la paternit\u00e9 et de diff\u00e9rencier les contributions de chacun, tandis que l&rsquo;ODbL (ODC-ODbL) contient une clause de type <em>share alike<\/em>.<\/p>\n<h3>2. Les licences r\u00e9dig\u00e9es pour l\u2019ouverture des \u00ab donn\u00e9es publiques \u00bb<\/h3>\n<p>L&rsquo;ouverture des donn\u00e9es est ainsi acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e par la reconnaissance de certaines missions li\u00e9es aux services publics :<\/p>\n<ol>\n<li>l\u2019exigence d\u00e9mocratique de transparence de l\u2019\u00c9tat;<\/li>\n<li>la transformation de notre soci\u00e9t\u00e9 en une soci\u00e9t\u00e9 de la connaissance et de l\u2019information et l\u2019incitation corollaire au d\u00e9veloppement d\u2019activit\u00e9s commerciales fond\u00e9es sur l\u2019information (voir par exemple le Livre Vert sur le droit d\u2019auteur dans l\u2019\u00e9conomie de la connaissance du <a href=\"http:\/\/europa.eu\/legislation_summaries\/information_society\/data_protection\/mi0008_fr.htm\"><\/a>16 juillet 2008 et la directive europ\u00e9enne <a>INSPIRE 2007\/2\/CE<\/a> qui contraint les \u00c9tats membres \u00e0 publier un certain nombre de donn\u00e9es publiques g\u00e9ographiques).<\/li>\n<li>le succ\u00e8s g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 de l\u2019<em>open innovation<\/em> (la capacit\u00e9 \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier de la cr\u00e9ativit\u00e9, de l\u2019intelligence et des contributions externes \u2013 on parle aussi d\u2019\u00ab <em>open source<\/em> au-del\u00e0 du logiciel \u00bb, voire de <em>crowdsourcing<\/em> (probablement la forme la plus ouverte de l\u2019OI<\/li>\n<\/ol>\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e9chelle internationale, les \u00c9tats-Unis en 2009, puis le Royaume-Uni en 2010, ont \u00e9t\u00e9 les deux premiers pays \u00e0 communiquer sur l&rsquo;adoption d&rsquo;une politique d&rsquo;Open Data avec la mise en place de leurs portails respectifs.<\/p>\n<p>Devant le succ\u00e8s de ces initiatives, tant en terme de communication qu&rsquo;au regard des usages qu&rsquo;elles ont engendr\u00e9s, les autres pays ont rapidement adopt\u00e9 des d\u00e9marches similaires : Pays-Bas, Su\u00e8de, Espagne (la ville espagnole Saragosse utilise la licence ColorIURIS), Bulgarie, Canada, Tunisie, Finlande, Australie, Nouvelle-Z\u00e9lande, Irlande du Nord et Maroc. Le site am\u00e9ricain \u00ab Open Data Site \u00bb r\u00e9pertorie ainsi plus de 200 initiatives similaires \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle des \u00e9tats, des collectivit\u00e9s ou des organisations internationales.<\/p>\n<div>Plusieurs types de licences sont utilis\u00e9s pour la diffusion de ces donn\u00e9es :<\/div>\n<div>\n<ul>\n<li>les licences communautaires pr\u00e9existantes (principalement les licences Creative Commons et ODbL)\n<ul>\n<li>la coop\u00e9ration autrichienne \u00ab Cooperation OGD Austria \u00bb a opt\u00e9 pour la CC-By 3.0 ;<\/li>\n<li>de nombreuses collectivit\u00e9s fran\u00e7aises ont opt\u00e9 pour l&rsquo;ODbL (la Mairie de Paris, Nantes Metropole, Grand Toulouse, le Nord-Pas-De-Calais, etc.).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li>ou des licences sp\u00e9cifiques :\n<ul>\n<li>l&rsquo;Open Government Licence en Angleterre pour le site legislation.gov.uk : la licence est r\u00e9dig\u00e9e pour les besoins du gouvernement britannique et \u00ab interop\u00e9rable \u00bb avec la licence Creative Commons Attribution (pour le copyright) et la licence Open Data Commons Attribution (pour les bases de donn\u00e9es) ;<\/li>\n<li>la licence ColorIURIS pour l&rsquo;Espagne Zaragoza ;<\/li>\n<li>la r\u00e9cente <a>Licence Ouverte<\/a> qui sera utilis\u00e9e en France par toute l&rsquo;administration et les collectivit\u00e9s qui le d\u00e9cident. Elle est tr\u00e8s ouverte et compatible avec les principales licences communautaires existantes, notamment :\n<ul>\n<li>l&rsquo;\u00ab Open Government Licence \u00bb (OGL) du Royaume-Uni,<\/li>\n<li>la \u00ab Creative Commons Attribution 2.0 \u00bb (CC-BY 2.0) de Creative Commons,<\/li>\n<li>l\u2019\u00ab Open Data Commons Attribution \u00bb (ODC-BY) de l\u2019Open Knowledge Foundation.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<div>Il est d\u2019ailleurs probable que cette derni\u00e8re licence rende obsol\u00e8te les licences r\u00e9dig\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment par l&rsquo;Agence du patrimoine immat\u00e9riel de l&rsquo;\u00c9tat (APIE)<a href=\"#f8\">[8]<\/a> (voir notamment la <a href=\"https:\/\/www.apiefrance.fr\/sections\/acces_thematique\/reutilisation-des-informations-publiques\/des-conditions-generales-pour-la-reutilisation-des-informations-publiques\/downloadFile\/attachedFile_3\/contribution_APIE_licence_libre_et_gratuite_V2_0711_2.pdf\">Licence Informations publiques<\/a>) et avant elle par le Minist\u00e8re de la justice (r\u00e9dactrice en 2010 de la licence \u00ab <a>Information Publique librement r\u00e9utilisable<\/a> \u00bb ).<\/div>\n<h3>3. Les licences Share Alike<\/h3>\n<p>Une distinction fondamentale doit \u00eatre faite entre licences libres : les licences dites \u00ab share alike \u00bb et les licences dites  \u00ab permissives \u00bb.<\/p>\n<p>Les licences libres de type share alike sont des licences qui imposent \u00e0 celui qui cr\u00e9e une \u0153uvre ou une base de donn\u00e9es d\u00e9riv\u00e9e (pris au sens large \u2013 les licences pr\u00e9cisant la notion) de l\u2019\u0153uvre ou de la base de donn\u00e9es mise initialement sous licence libre de \u00ab reverser \u00bb ladite \u0153uvre ou base d\u00e9riv\u00e9e selon les m\u00eame termes contractuels que ceux auxquels est soumise l\u2019\u0153uvre ou la base de donn\u00e9es initiale.<\/p>\n<p>Ainsi, contrairement aux licences dites permissives o\u00f9 les obligations seulement doivent \u00eatre maintenues lors de la rediffusion<a href=\"#f9\">[9]<\/a>, les licences de type share alike rendent \u00e9galement persistantes les libert\u00e9s (droits) consenties : le licenci\u00e9 ne pouvant rediffuser la cr\u00e9ation que sous la m\u00eame licence ou, lorsque la licence le pr\u00e9cise, une licence similaire.<\/p>\n<p>C\u2019est ce qu\u2019on appelle le principe du copyleft.Les licences de type share alike int\u00e9ressent g\u00e9n\u00e9ralement les collectivit\u00e9s ou personnes priv\u00e9es pour diffuser leur patrimoine immat\u00e9riel tout en continuant \u00e0 le valoriser, puisque les utilisateurs qui modifient la base doivent la reverser sous la m\u00eame licence, offrant les m\u00eames libert\u00e9s.<\/p>\n<p>Les conditions d&rsquo;utilisation relatives aux bases ainsi mises \u00e0 disposition par la <a href=\"http:\/\/data.vancouver.ca\/termsOfUse.htm\">ville de Vancouver  indiquent par exemple<\/a> : \u00ab <em>Please note that by accessing the datasets, you agree to these Terms of Use, which are intended to protect and promote the City&rsquo;s commitments to open data and ensure that the recipients of these datasets give back to the community the benefits they derive from these datasets <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Ces politiques sont n\u00e9anmoins parfois contest\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de donn\u00e9es de collectivit\u00e9s publiques qui, pour certains, devraient \u00eatre diffus\u00e9es sans aucune restriction<a href=\"#f10\">[10]<\/a>.<\/p>\n<p>De toutes les licences adapt\u00e9es aux bases de donn\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment cit\u00e9es, seule la licence ODbL est une licence de type share alike.<\/p>\n<p>La CC-By-SA, licence \u00e9quivalente de la famille Creative Commons, n&rsquo;est quant \u00e0 elle pas adapt\u00e9e \u00e0 un usage sur une base de donn\u00e9es<a href=\"#f11\">[11]<\/a> car centr\u00e9 sur le droit d\u2019auteur (au moins en Europe, le droit sui generis des bases de donn\u00e9es n&rsquo;\u00e9tant pas harmonis\u00e9 internationalement).<\/p>\n<div>\n<p><span style=\"font-size: x-small\"> <\/span><\/p>\n<hr size=\"1\" \/>\n<p><a name=\"f1\">[1]<\/a> Les pratiques en mati\u00e8re de logiciel restent n\u00e9anmoins bien plus avanc\u00e9es que dans  les autres domaines d\u2019application et permettent d&rsquo;illustrer voire d&rsquo;inspirer certaines d\u00e9marches. Elles serviront donc parfois de base aux raisonnements men\u00e9s dans la pr\u00e9sente consultation bien que cette derni\u00e8re ne porte pas sur la mise \u00e0 disposition d\u2019un logiciel mais d\u2019une base de donn\u00e9es.<\/p>\n<p><a name=\"f2\">[2]<\/a> L&rsquo;<em>Open Source Initiative <\/em>certifie \u00ab <em>Open Source<\/em> \u00bb<em> <\/em>p\u00e9riodiquement les licences qui lui sont pr\u00e9sent\u00e9es<em> <\/em>au regard de l&rsquo;<em>Open Source Definition. <\/em>Toutes les licences certifi\u00e9es <em>Open Source <\/em>sont publi\u00e9es comme telles sur le site de l&rsquo;<em><a href=\"http:\/\/www.opensource.org\/\">Open Source Initiative<\/a> <\/em>.<\/p>\n<p><a name=\"f3\">[3]<\/a> Le caract\u00e8re gratuit, non pas de la mise \u00e0 disposition, mais de la concession de droits (automatique) subs\u00e9quente, est donc la principale distinction entre libre et propri\u00e9taire.<\/p>\n<p><a name=\"f4\">[4]<\/a> Voir aussi la <em>\u00ab <a href=\"http:\/\/www.donneeslibres.info\/\">D\u00e9claration commune sur l\u2019Open Data en France <\/a> <em>\u00bb r\u00e9dig\u00e9e par les associations Regards Citoyens, OKF, Creative Commons France et Veni Vidi Libri, <\/em> : \u00ab [t]oute licence introduisant des limitations ou des discriminations \u00e0 l\u2019acc\u00e8s aux donn\u00e9es ou des restrictions sur leur reproduction ou redistribution \u00e0 des fins commerciales ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une licence Open Data, et cela en conformit\u00e9 avec ce qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9alablement \u00e9tabli par OpenDefinition.org. Actuellement, en France, seules certaines licences utilis\u00e9es par les administrations publiques satisfont ces crit\u00e8res et nous recommandons donc le choix de ces licences libres \u00bb.<\/em><\/p>\n<p><a name=\"f5\">[5]<\/a>Initiative tr\u00e8s repr\u00e9sentative de l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019open data pour le priv\u00e9 comme le public, le projet Open Street Map est un projet de cartographie libre et mondiale, une sorte de \u00ab Google Maps-like \u00bb enrichi et ouvert qui permet \u00e0 tout un chacun de partir r\u00e9aliser ses propres relev\u00e9s GPS, de les partager via les outils fournis et ensuite de les enrichir. Le projet conna\u00eet une croissance fulgurante et continue depuis son lancement (les principales villes \u00e9tant toutes cartographi\u00e9es et certaines donn\u00e9es n\u2019int\u00e9ressant que quelques passionn\u00e9s (comme les trac\u00e9s des chemins de randonn\u00e9e) sont d\u2019une qualit\u00e9 qui d\u00e9passe les solutions officielles ou grand public. V\u00e9ritable \u00ab base de donn\u00e9es g\u00e9ographiques \u00bb, le projet OSM propose de nombreuses applications (la cartographie, tr\u00e8s visible, n\u2019\u00e9tant qu\u2019une partie de celles-ci).<\/p>\n<p><a name=\"f6\">[6]<\/a>Open Street Map (OSM) est un bon exemple de cette \u00e9volution : lanc\u00e9 en 2005, le projet \u00e9tait initialement sous licence CC-By-SA, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la politique de licence soit revue lors de l&rsquo;apparition de la licence ODbL en 2009.<\/p>\n<p><a name=\"f7\">[7]<\/a> Voir la FAQ publi\u00e9e sur le site de OKF : <a href=\"http:\/\/www.opendatacommons.org\/faq\/\">http:\/\/www.opendatacommons.org\/faq\/<\/a>.<\/p>\n<p><a name=\"f8\">[8]<\/a>Cr\u00e9\u00e9e sur l&rsquo;initiative de la Direction de l&rsquo;Information L\u00e9gale et Administrative (DILA), elle a pour mission de mener une r\u00e9flexion, coordonner, \u00e9valuer et organiser un effort commun des diff\u00e9rentes administrations sur leurs donn\u00e9es.<\/p>\n<p><a name=\"f9\">[9]<\/a>Par exemple,  la licence propos\u00e9e par Etalab est une licence permissive qui n\u2019impose que tr\u00e8s peu de contraintes pour les utilisateurs et offre peu de retours pour le donneur de licence (pas de clause share alike).<\/p>\n<p><a name=\"f10\">[10]<\/a>Voir \u00e0 cet \u00e9gard le r\u00e9cent rapport Samuelson-Glushko, Analysis of share-alike obligations in municipal open data licenses, Canadian Internet Policy and Public Interest Clinic, University of Ottawa, 2011.<\/p>\n<p><a name=\"f11\">[11]<\/a>Voir Mike Linksvayer, \u00ab CC and data[bases]: huge in 2011, what you can do \u00bb, https:\/\/creativecommons.org\/weblog\/entry\/26283.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: x-small\"> <\/span><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour faire suite au premier billet qui faisait le point sur l&rsquo;appr\u00e9hension juridique (probable) des donn\u00e9es publiques, deux autres aspects : la d\u00e9finition de l&rsquo;Open Data selon l&rsquo;Open Definition (I) &#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":69,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4648],"tags":[4251,403],"class_list":["post-363","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-big-articles","tag-open-data","tag-open-source"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.georezo.net\/geointerop\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/363","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.georezo.net\/geointerop\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.georezo.net\/geointerop\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.georezo.net\/geointerop\/wp-json\/wp\/v2\/users\/69"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.georezo.net\/geointerop\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=363"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/blog.georezo.net\/geointerop\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/363\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":365,"href":"https:\/\/blog.georezo.net\/geointerop\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/363\/revisions\/365"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.georezo.net\/geointerop\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=363"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.georezo.net\/geointerop\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=363"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.georezo.net\/geointerop\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=363"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}