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Le blog

Réconcilier formation et emploi en géomatique

SIG la Lettre – décembre 2005

Géomaticien, un mot bien commode pour désigner des métiers très différents, qui vont de la saisie de données à la gestion d’un véritable service dédié aux systèmes d’information spatiaux, mais qui concerne également la charmante personne qui vous guide pas à pas au téléphone dans la prise en main de votre nouveau logiciel SIG. Quoi de commun entre toutes ces professions et quelles formations sont les mieux adaptées ? Si la situation de l’emploi est hétérogène, celle de la formation l’est tout autant. Il semble cependant se dégager quelques tendances fortes : nous manquons de techniciens et nous formons trop de Bac + 5.

Un colloque pour en discuter

Quelles formations pour quels emplois ? Telle est la principale question que s’est posée la petite centaine de professionnels réunie à l’initiative du Conseil National de l’Information Géographique (CNIG) et de l’Association Française pour l’Information Géographique (Afigéo), le 1er décembre dernier dans les locaux de l’Ecole Nationale des sciences Géographiques (ENSG) de Marne-la-Vallée. Pour tenter d’y répondre, chaque intervenant a pris le temps de mener l’enquête, ce qui a donné beaucoup de corps à une réunion qui aurait pu se limiter à des déclarations de bonnes intentions.

Les métiers de l’information géographique

Le CNIG, l’Afigéo et l’association Georezo.net ont ainsi analysé les 1050 réponses issues de la nouvelle enquête métier, lancée en octobre dernier. Pendant un mois, ceux qui se reconnaissent sous le terme de géomaticien ont pris le temps de répondre à une quinzaine de questions ciblées. Les géomaticiens qui ont répondu sont jeunes, 60 % d’entre eux ont entre 25 et 35 ans. Ils sont en poste à 80 % (10 % cherchent un emploi, 10 % finissent leurs études) même si beaucoup aimeraient changer de travail. 46 % ont connu une période de chômage. Si les niveaux de salaire sont en légère hausse par rapport à la même enquête menée en 2003, les contrats à durée indéterminée sont plus rares et les stages plus nombreux. Ils travaillent principalement dans le secteur public (60 %) et ne bénéficient pas forcément d’une fiche de description précise de leur poste. Plus de la moitié des enquêtés passent plus de 75 % de leur temps devant leur SIG : saisie et structuration de données, cartographie, administration des bases… sont leur quotidien. Le Centre National de la Formation Publique Territoriale (CNFPT) des Pays de Loire a lui aussi réalisé une enquête qui lui a permis de définir 5 fiches métiers (responsable du service de l’information géographique, administrateur/gestionnaire des données géographique, technicien de l’information géographique, dessinateur/cartographe et géomètre/topographe).
Face à une situation de l’emploi qui se tend, la formation est-elle bien adaptée ?

« Une armée de généraux »…

Les 8 licences Pro en géomatique qu’a comparées Philippe Quodverte, bien que fort différentes les unes des autres, ne semblent pas avoir de mal à caser leurs étudiants. En est-il autant de la soixantaine de masters (Bac + 5) que Jean Denègre a répertorié sur le site Géoform (http://geoform.ensg.ign.fr), dédié à l’offre de formation en information géographique en français ? Impossible à dire, mais le risque semble grand de former « une armée de généraux » comme le craint Dominique Caillaud, président de l’Afigéo. De leur côté les écoles d’ingénieurs, tentent de s’unir pour mieux défendre et valoriser le secteur, et accueillir plus d’étudiants car « quand 4 écoles d’ingénieurs – ESTP, ENSG, ENGT, ENSAM – forment 150 ingénieurs par an, le phasage est nécessaire » remarque Michel Kasser, directeur de l’ENSG.

… ou de moutons à 5 pattes

Que recherchent les employeurs ? Le mouton à 5 pattes, évidemment : une solide formation thématique, une bonne formation technique, un sens de la conviction pour asseoir le projet SIG du service, de l’entreprise ou de la collectivité, des dons de vendeur … pour pas cher ! Derrière cette caricature se cache cependant un profil idéal pour lequel la « double compétence est essentielle » comme le remarque en conclusion François Salgé, secrétaire général du CNIG. La mission de géomaticien est en effet à la fois technique (gérer ou participer à un processus technique informatique), géographique (il s’agit de répondre à des questions géographiques) et, très souvent politique (quelle place dans l’organisation du territoire ?). Chacun de ces aspects doit être abordé dans les formations. De leur côté, les « médiateurs » travaillent à une meilleure reconnaissance de métiers, en les décrivant mieux (CNFPT, ANPE), et en en faisant la promotion. Grâce à des représentants convaincus et convaincants, la géomatique acquiert petit à petit sa place dans la société, même si les participants se désolent toujours du manque de reconnaissance au plus haut niveau. Sur ces points, l’Afigéo semble bien décidé à mener bataille : l’association annonce les premières assises nationales des géomaticiens le 16 mai prochain, en ouverture de Géo-Evénement 2006.

 

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