Table Joining Service est un des tout derniers standards mis au point par l’Open Geospatial Consortium. Si cette norme a rapidement suscité un intérêt en France, on le constate dans les cahiers des charges qui sortent, c’est parce que :

  • elle soulage les gestionnaires d’applications statistiques, qui peuvent intégrer sans effort dans leurs bases des données prêtes à l’emploi ;
  • elle ouvre aux utilisateurs d’observatoires un large éventail d’indicateurs utilisables : avec TJS, ils se connectent de façon transparente à de nombreux serveurs de données ;
  • elle offre un format de sauvegarde intelligent de jeux de données documentées : les méta-données permettent de définir automatiquement les bons retraitements et les bonnes représentations cartographiques en fonction des caractéristiques propres des indicateurs ;
  • elle est facile à implémenter, en tout cas beaucoup plus facile que GML.

TJS est le chaînon manquant entre WMS et GML. WMS distribue des images, qui sont certes d’emploi immédiat, mais offrent peu de possibilités de retraitements, d’extractions ou de valeur ajoutée. GML est un format verbeux et complexe. Son polymorphisme rend l’écriture de modules de décodage génériques rebutante. A contrario, TJS délivre des fichiers compacts, simples à lire et à générer. Ils peuvent s’intégrer dans toute sorte de retraitements, dans l’esprit des Web Processing Services. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les standards WPS et TJS ont le même « Papa », à savoir le Canadien Peter Schüt.

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