Wednesday, 20 of November of 2019

Carto facile en 3 clics

souvenirs, souvenirs

Petit clin d'oeil à feu "géogommette" ou l'origine du SIG !

Quels outils carto proposer à des urbanistes ?
Comment faire un plan de situation facilement ?
Comment utiliser des données légalement et gratuitement ?
Voilà une série de questions fréquentes dans la bouche des collègues urbanistes et pour lesquelles je vais essayer ici de balayer quelques solutions facilement disponibles sur le net.

 

 

Il s’agit ici de présenter une boite à outil carto, compréhensible et adaptée aux usages ponctuels d’un urbaniste ou d’un architecte. Bien sur il est possible d’aller plus loin et de s’équiper d’un SIG opensource comme qgis ou gvsig ou propriétaire comme arcmap, mapinfo, geoconcept,  ..  Le tout avec le géomaticien qui va bien ! Mais ce n’est pas l’objet de cet article.

 

Faire un plan de situation ou un repérage ?

Dans ce domaine, il y a profusion d’outils, dont un très grande majorité s’appuie sur les données de google. Mais il existe également deux autres familles de données qui peuvent servir de fonds de plan :

  • celles issues d‘openstreetmap, une initiative de carte communautaire et libre,
  • et les données fournies par le géoportail concernant le territoire français ou à l’échelle mondiale les données publiques qui sont de plus en plus souvent mises à disposition dans le vaste mouvement de l’opendata.

Données et outils sont intimement liés : par exemple, les données du géoportail ne sont accessibles que par le géoportail. Par contre les données openstreetmap par leur nature opensource sont accessibles dans plusieurs outils. La principale limite en la matière est liée aux infrastructures, c’est-à-dire aux serveurs : pour accéder à des données en ligne il faut qu’une organisation prenne en charge l’organisation et les frais inhérents à la gestion d’un serveur.

 

Pour ma part, j’utilise bien sur google l’incontournable, vers lequel pointe la majorité des sites et outils. Celà permet de se localiser facilement et rapidement.

Pour avoir des données plus “françaises” et plus règlementaires, le géoportail est extrêmement utile. Il permet d’avoir un aperçu des limites cadastrales, ce qui correspond à mon sens souvent à “l’espace vécu”. Il permet également d’y superposer de nombreuses limites environnementales qui conditionnent très largement la faisabilité des projets d’urbanisme et d’aménagement du territoire. Petit exemple centré sur l’intramuros d’Avignon :  http://www.geoportail.fr/.

J’aime bien également associer ces cartes pour faire un pré-repérage “du fond de mon bureau”, notamment avec cette page de “mapchannel” qui associe carte google, photo aérienne, et vues obliques ou “birdeyes” issu de l’outil bing map de microsoft.

On arrive ici très souvent à la limite de tous ces outils : l’impression ou l’export restent très limités ; Il n’est par exemple par possible pour les vues obliques. Il ne reste plus qu’à faire une copie d’écran ce qui contrevient aux droits d’auteurs !

 

Dessiner un contour ?

Alors comment aller plus loin ? par exemple dessiner le contour d’un périmètre opérationnel sans avoir besoin de “bidouiller” dans un autre outil bureautique ou de compo graphique ?

Là encore, google offre l’outil incontournable avec google earth. Google earth nécessite une petite installation. Ensuite il est possible de dessiner des points, des polygones, de les exporter, …

Il y a aussi des plateformes qui utilisent pleinement le web interactif comme Scribble map ou quickmaps. Les réseaux éducatifs les suivent de près car ils permettent d’offrir un environnement propice à certains travaux pratiques.

Personnellement, ce que j’ai trouvé le plus simple, c’est quickmaps : pas besoin de s’inscrire, l’export en kml marche parfaitement et il est possible de générer un lien à partager. La manipulation est très proche avec Scribble map mais il faut bien enregistrer la carte avec une description sinon ça ne marche pas; au cours de l’enregistrement il vous est demandé un mot de passe, pour cette carte j’ai choisi “georezo” . A noter que scribble permet d’utiliser non seulement les fonds google mais aussi les fons de carte ESRI et openstreetmap.

Côté éditeurs de logiciels, Esri développe sa plateforme “arcgisonline” et offre une solution web qui permet d’accéder à de nombreux fonds de plan et de partager des cartes. Par contre, impossible de faire une export kml du polygone créé ! Par ailleurs, l’application est désormais disponible sous android mais sous cette forme ne permet que la consultation.

 

Ce qui reste frustrant devant ce foisonnement d’outil c’est qu’il n’y en existe pas encore qui permette de tout faire facilement : consulter différents fonds de plan, dessiner un contour simple, pouvoir importer des données mais surtout exporter les éléments dessinés pour les partager, et enfin, faire des impressions propres. Ce foisonnement m’apparait plus marqué dans les environnements mobiles, notamment sous l’impulsion de tous les outils exploitant la fonctionnalité gps.

Il existe en particulier “locusfree” sous android qui permet tout ceci, mais je n’ai pas trouvé d’équivalent sous windows. Google earth s’en approche; par contre il ne permet pas de dessiner dans sa version android.

Le couteau suisse de la carto facile reste encore à trouver !

 

Article rédigé à partir des questions de Gaspard et Maxence et les remarques de Pierre …

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Comments RSS TrackBack 4 comments

MORETEAU

in April 16th, 2012 @ 08:09

Merci Aline!


Granier Nicolas

in May 4th, 2012 @ 07:06

Super Aline,
Je découvre grâce à toi Dual Maps !


Pierre

in June 5th, 2012 @ 15:50

Je ne connaissais pas l’outil dualmaps et il semble très intéressant. Pour les applications mobiles, il faudra que je le temps les télécharger pour les tester. Merci pour ce partage.


didier

in July 10th, 2012 @ 22:16

Ce qui reste frustrant devant ce foisonnement d’outil c’est qu’il n’y en existe pas encore qui permette de tout faire facilement : consulter différents fonds de plan, dessiner un contour simple, pouvoir importer des données mais surtout exporter les éléments dessinés pour les partager, et enfin, faire des impressions propres. Ce foisonnement m’apparait plus marqué dans les environnements mobiles, notamment sous l’impulsion de tous les outils exploitant la fonctionnalité gps.


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