mercredi, 24 juin 2026

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Cartographier dans OpenStreetMap avec un fond PCRS

15_apres_exemple3Initialement conçu pour sécuriser les travaux à proximité des réseaux, le Plan Corps de Rue Simplifié (PCRS) recèle un potentiel bien plus large, comme celui de servir de fond de plan pour enrichir OpenStreetMap, la carte libre et collaborative.

En exploitant ces données précises et homogènes, il devient possible d’améliorer la qualité des informations géographiques disponibles pour tous dans OpenStreetMap.

Cette démarche ouvre la voie à une meilleure connaissance du territoire, en combinant la rigueur du PCRS et la dynamique participative d’OSM :

  • Pour la communauté OSM, c’est l’opportunité d’accéder à des données fiables et détaillées, permettant de renforcer la précision des tracés et d’intégrer des éléments souvent difficiles à relever sur le terrain.
  • Pour les collectivités locales, contribuer à ce mouvement signifie valoriser leurs investissements dans le PCRS, favoriser la transparence et offrir à leurs citoyens des cartes plus complètes et utiles, tout en stimulant l’innovation autour des données ouvertes.

Nous allons détailler ici comment utiliser le PCRS pour cartographier dans OpenStreetMap. Comme pré-requis il faut avoir installé JOSM sur son poste et avoir récupéré les flux WMS nécessaires ; les principales étapes sont expliquées dans cet article.
Petit bonus en fin d’article : une autre méthode pour intégrer encore plus précisément des éléments topo dans openstreetmap et des exemples très parlants à Orange (Vaucluse).

 

OpenStreetMap, l’univers qu’on ne présente plus

OpenStreetMap (OSM) est un projet collaboratif mondial qui vise à créer une carte du monde libre et ouverte. Elle est alimentée par des millions de contributeurs bénévoles. Contrairement aux solutions propriétaires, OSM repose sur le principe du partage et de la transparence : chacun peut collecter, corriger et enrichir les données géographiques, qu’il s’agisse de routes, bâtiments, points d’intérêt ou zones naturelles. Cette approche participative en fait une ressource précieuse pour les développeurs, collectivités, chercheurs et passionnés de cartographie, offrant une alternative flexible et gratuite aux services commerciaux.
Aujourd’hui, OSM est au cœur de nombreuses applications, de la navigation à l’analyse spatiale, et s’impose comme un pilier incontournable de la géomatique libre.

 

Le PCRS et ses défis

Le concept du “Plan Corps de Rue Simplifié” ou PCRS tire son origine de la réforme anti-endommagement des réseaux, entrée en vigueur le 1er juillet 2012.
Le cadre réglementaire de cette réforme cherche à réduire les risques d’endommagement des réseaux et d’atteinte aux personnes à proximité lors de travaux (https://beta.gouv.fr/startups/pcrs.html ). Le PCRS en est une composante importante en proposant un fond de plan à très haute précision conçu pour modéliser les infrastructures de voirie à grande échelle (bordures, façades, arbres, etc.). Il est décliné soit en vecteur, soit en raster (image).
Son déploiement a été confié en 2019 à l’IGN par la DGPR, qui anime depuis une plateforme nationale via la Géoplateforme pour rendre ces données accessibles et mises à jour (https://www.data.gouv.fr/datasets/pcrs ). Précisons que les PCRS sont produits et financés par les collectivités locales, avec l’apport de différents financeurs publics et parfois privés.
Cependant, le PCRS fait face à plusieurs défis :

  • Une couverture inégale du territoire, avec un déploiement qui repose sur l’engagement et le financement des collectivités locales ;
  • Une nécessité de mise à jour régulière des données, indispensable pour rester fidèle à l’état réel des voiries et réseaux;
  • Une certaine complexité pour assurer l’interopérabilité des formats raster/vecteur et leur intégration fluide dans les SIG des acteurs publics comme privés, afin d’en tirer pleinement parti pour la prévention des risques et la gestion des travaux.

 

Passons à la pratique

Maintenant que nous avons expliqué de quoi on parle, il est temps de montrer comment tout ça peut fonctionner.
Pour cela, nous allons utiliser l’éditeur JOSM pour cartographier dans OpenStreetMap. Cet éditeur permet d’afficher en fond de plan des flux de données comme des orthophotographies aériennes, afin de pouvoir cartographier les éléments présents sur les photos. De fait, on comprend bien que plus la photo est précise, plus on pourra cartographier d’objets et meilleure en sera la localisation.
En l’occurrence, le PCRS contient des données ultra précises, que ce soit avec l’orthophotographie à très haute résolution ou avec les données vectorielles de type topographique. Concernant la Métropole de Montpellier, nous avons adapté le modèle de données initial du PCRS à nos besoins, ce qui donne le Plan de Corps de Rue Complet (PCRC).

Voici les principales étapes :

  • Dans un premier temps on va paramétrer les flux.
  • Une fois tous les flux paramétrés, on va pouvoir les ajouter comme fond de plan
  • Et ensuite, après avoir chargé les données à modifier, c’est à vous de cartographier tout ce que vous voulez !

 

Configurer les flux

Tout se passe dans les options de JOSM :

01_bandeau_josm

Dans l’onglet « Imagerie » à gauche, vous aurez la liste des flux disponibles et vous allez pouvoir en ajouter d’autres à partir du bouton « +WMS » à droite :

Dans la fenêtre qui s’ouvre, vous allez pouvoir ajouter l’URL de vos flux, cocher « Stockez seulement le point final de WMS des couches choisies à l’utilisation » et donner un nom à votre flux.

03_parametres_flux_wms

Pour l’exemple de ce document, nous utiliserons les flux suivants :

PCRS ou PCRC : c’est le même principe pour intégrer les flux issus de données vectorielles.
 

Ouverture des fonds de plan

Pour ouvrir les fonds de plan on va passer par l’onglet « Imagerie » dans la barre d’outils. On sélectionne d’abord le flux de l’orthovoirie (ici, celle de la commune de Jacou). Une fenêtre s’ouvre pour sélectionner les couches à charger. Préférez l’option « image/tiff » en bas de la fenêtre, vu qu’il s’agit d’une orthophoto avec des parties transparentes. Vous pouvez tester aussi avec le png.

05_selection_flux_wms

04_bandeau_imagerie_josm

Ensuite, vous faites la même chose pour l’orthovoirie 3m de 2023.
Enfin, pour le PCRS, vous aurez 3 couches à charger et, vu que ce sont des données vectorielles à l’origine, sélectionnez l’option « image/png32 » pour avoir une meilleure résolution. Sinon, les objets affichés vont « baver ». Une fois les fonds de plans chargés, vous verrez dans la fenêtre à droite l’ensemble des couches sélectionnées.

06_selection_flux_wfs07_vue_calques_josm

 

 

 

sautdeligne_wordpress_bleu

Chargement des données dans JOSM

Une fois que vous avez chargé les fonds de plan, vous allez pouvoir charger les données à modifier.
Pour cela, vous allez devoir naviguer et zoomer vers la zone que vous souhaitez cartographier, pas trop grande pour ne pas charger trop d’objets. Vous cliquez ensuite sur le bouton “Télécharger les données cartographiques…”.

bouton_telecharger

Une fenêtre s’ouvre pour vous permettre de dessiner l’emprise des données que vous souhaitez télécharger. Une fois que c’est fait, cliquez sur “Télécharger”.
Pour l’exemple, on va prendre cette zone :

telecharger

Les différents fonds de plan vous permettent :
● de localiser les différents objets (PCRS ou PCRC),
● de vous faciliter le repérage et la compréhension de l’environnement (orthophoto THR),
● de voir ce qui se trouve sous les arbres et aux pieds des bâtiments (orthovoirie).
Vous pouvez même ajouter Panoramax à côté car les photos prises pour faire l’orthovoirie y ont été publiées.

08_vue_osm_pretraitement 09_vue_josm_pretraitement_lt

 sautdeligne_wordpress_bleu

Cartographier les données

Après, c’est à vous de cartographier tout ce que vous voulez.
La saisie dans OpenStreetMap est différente d’une saisie dans un SIG :
• Chaque objet est indépendant l’un de l’autre :
• On appelle tous les objets dans la zone sélectionnée
• On regarde ce qui existe dans la base.
• Et, ensuite, soit on modifie un objet existant, soit on le supprime, soit on en créé un nouveau.

Pour savoir comment faire, je vous renvoie vers l’excellent tutoriel de M. Moustache : https://www.youtube.com/watch?v=rwLtFXrAJQM.

Voici quelques exemples de « avant-après » avec l’utilisation des données du PCRS.

12_avant_exemple213_apres_exemple2

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10_avant_exemple1

11_apres_exemple1

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sautdeligne_wordpress_bleu

Au final, voici ce que ça donne dans OSM. De nombreux objets ont été rajoutés et des géométries corrigées.

16_avant_osm 17_apres_osm

sautdeligne_wordpress_bleu

Encore plus précis ?

Bon, à ce moment, vous vous dites que vous avez fait du bon boulot et vous avez raison. Mais, si on veut aller plus loin, que peut-on faire de plus ?
Et bien déjà, se dire que redessiner manuellement des objets qui ont déjà été cartographiés précisément c’est bien, mais si on pouvait copier l’objet depuis le plan PCRS directement dans OSM, ce serait plus précis. Peut-être pas plus rapide vu le travail préparatoire et les garde-fous à prendre en compte, notamment pour éviter de faire des doublons dans OpenStreetMap.
Pour autant, c’est techniquement possible, de manière chirurgicale. Le principe est de transformer le plan topo en fichier vectoriel (de type shape ou autre) et qui puisse être ajouté dans JOSM via le greffon « open data ». Il y a un gros travail à faire de nettoyage des données, de mise en cohérence des attributs et de gestion des doublons qui mériterait un tutoriel dédié.

Voici deux exemples qui ont été réalisés il y a quelques années sur la ville d’Orange, à partir de plans topographiques :

  • La colline Saint-Eutrope avec le détail des ruines du château et du temple romain, ainsi que les différents talus du site. Notez que chaque arbre est positionné à  l’emplacement exact issu des plans topos.

18_orange_colline

  • L’arc de triomphe après le réaménagement du site.

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Article rédigé par Tony Emery, Montpellier Méditerranée Métropole.


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Comment Montauban a mis le SIG au cœur de son recensement

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Quand trois équipes différentes vous demandent la même chose au même moment, c’est rarement un hasard.

Au printemps 2025, à la Communauté d’Agglomération du Grand Montauban, trois acteurs distincts : les équipes de coordination du recensement en mairie, les agents de l’INSEE, et l’équipe adressage ont formulé spontanément et simultanément la même demande à la Direction du SIG : prenez en main la coordination du recensement pour la campagne 2026.

 

Un SIG déjà dans la place

La Direction du SIG du Grand Montauban n’était pas un acteur nouveau sur le sujet. Depuis 2023, elle développait des applications mobiles et bureautiques pour soutenir le recensement, et co-gérait avec l’INSEE le Répertoire des Immeubles Localisés (RIL), la base de référence des logements habitables sur laquelle repose toute la mécanique du recensement pour les communes de plus de 10 000 habitants. La légitimité était là. Il restait à formaliser la compétence.
A la suite de l’arbitrage favorable des élus, l’équipe a structuré un écosystème d’outils pensé pour deux profils d’utilisateurs aux besoins très différents : le coordinateur communal, qui pilote l’ensemble de la campagne depuis un bureau, et les agents recenseurs, qui travaillent sur le terrain, parfois dans des conditions peu commodes.

 

Un écosystème d’outils taillé sur mesure

Pour le coordinateur, une application Experience Builder d’ESRI (pour la création d’applications web) a été conçue comme un véritable poste de pilotage. Elle permet

  • de visualiser l’intégralité de la Base de Sondage des Adresses (BSA) sur fond orthophoto à très haute résolution de 5 cm  de type PCRS (Le Plan de Corps de Rue Simplifié est un fond de plan de référence pour la localisation précise des réseaux),
  • de rechercher une adresse dans la Base Adresse Nationale (BAN) ou directement dans la base de sondage,
  • d’interroger le cadastre,
  • et de filtrer les adresses par état d’avancement (non repérée, repérée, distribuée, relancée, récupérée, refus, vacant).

Un tableau de bord dédié, accessible en un clic depuis l’application, offre une vue synthétique par agent et par IRIS, avec des jauges en temps réel et une visualisation de l’activité jour par jour.
 
Pour les agents de terrain, l’application mobile Field Maps d’Esri a été configurée pour ne leur exposer que les informations nécessaires :

  • visualiser leur secteur,
  • modifier l’état d’une adresse via une liste déroulante,
  • et lancer un calcul d’itinéraire pour l’aide à la navigation.

À chaque changement d’état, l’heure et la date sont mis à jour automatiquement, sans aucune manipulation supplémentaire de l’agent. En parallèle, est calculé le délai écoulé depuis la dernière relance de chaque adresse, alimentant à la fois le tableau de bord du coordinateur, avec un indicateur de vigilance visuel, mais aussi l’application terrain pour avertir l’agent recenseur de la pertinence de relancer l’administré.
Côté préparation, la Direction SIG a également fourni à chaque agent un itinéraire optimal imprimé, calculé pour minimiser les distances lors des tournées de reconnaissance et de distribution initiale.
La gestion des droits a été assurée via la console d’administration du SIG, avec un filtrage par utilisateur sur les IRIS attribués à chaque agent, garantissant que chacun ne voit et ne modifie que les données relevant de sa zone.

 

Des résultats qui parlent d’eux-mêmes

Le bilan de la campagne 2026, qui s’est déroulée du 15 janvier au 21 février 2026 , est positif. Dès les deux premières semaines, la commune affichait 15 points d’avance sur le calendrier cible de l’INSEE. Au samedi 7 février, soit trois semaines après le démarrage officiel, 75 % des logements avaient déjà répondu. Ce gain de temps permet aux agents de se concentrer sur la récupération des derniers questionnaires.
Du côté de l’investissement, les chiffres sont tout aussi parlants :

  • environ 3 jours de développement initial en interne,
  • puis 5 jours pour la migration sur Experience Builder avec mise en place de la base de données et des différents calculs automatiques,
  • et seulement une demi-journée par an pour l’intégration des nouvelles données et l’adaptation des paramétrages.

L’outil est entièrement réutilisable d’une campagne à l’autre, et déjà partagé avec les agents INSEE pour une transparence accrue en temps réel.

 

Et maintenant ?

L’ambition de la Direction SIG du Grand Montauban ne s’arrête pas là. L’éditeur du logiciel ayant repris le modèle de données, va proposer prochainement d’améliorer certaines fonctionnalités comme la gestion au logement et non plus à l’adresse.

Ce projet illustre parfaitement comment une direction SIG peut, avec des moyens maîtrisés et une approche pragmatique, transformer un processus réglementaire contraignant en levier d’efficacité territoriale. Pas de grand projet pluriannuel, pas de budget demandé, juste la bonne donnée, au bon endroit, au bon moment et les bonnes méthodes pour mettre en place des outils efficaces.

La devise de l’équipe résume bien l’état d’esprit : « Optimiser l’a(r)gent public. »

 

Article rédigé par Jonathan SIDGWICK, Directeur de la Direction (mutualisée) Système d’Informations Géographiques de la Communauté d’agglomération du GrandMontauban et Ville de Montauban


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Tout sur le RNB

RNB, R’nB, Airbnb, BDND … on s’y perd !  Pour le monde de la donnée et de la géomatique, c’est bien le « RNB » la nouveauté !

 

RNB et ID-RNB

Le référentiel national des bâtiments est présenté comme un service public numérique qui vise à répertorier et identifier l’ensemble des bâtiments du territoire. Il crée un Identifiant unique et pérenne appelé ID-RNB, présenté comme une plaque d’immatriculation du bâtiment.

Jusqu’alors, il n’existait pas d’identifiant unique des bâtiments ; y compris dans les fichiers cadastraux où les informations sur les bâtiments sont directement rattachées à la parcelle et non à l’objet graphique. On ne peut donc pas les distinguer clairement à l’intérieur des parcelles.
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“GeoPhotos”

Je commence cet article en m’amusant à imaginer un nouveau nom à l’initiative Panoramax, dénommée provisoirement “France 360” par Christian Quest. Moi, j’y ai (presque) cru à “France 360”. Un tout petit doute m’a évité de rediffuser cette information à tout mon réseau le 1er avril

Panoramax se présente comme « L’alternative libre pour photo-cartographier les territoires ».

C’est une banque de photos, très utile pour décrire le territoire :

  • des clichés pris depuis la voie publique,
  • sous forme de traces, de séquences de photos, à 360°, ou pas !
  • ou sous forme de photos plus ponctuelles,
  • et mises à disposition de tous.

Il faut juste une photo prise à hauteur d’homme (ou de voiture), avec date, lieu (la géolocalisation) et au format jpeg, Plus


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Outils carto à dispo

Il n’a jamais été si facile de produire des cartes. La palette des outils accessibles est large mais je fais ici le choix de zoomer sur deux solutions : Ma carte IGN, et uMap, pour vous donner envie d’aller plus loin. Dans le contexte actuel, je suis ravie de disposer de solutions que l’on peut qualifier de souveraines en particulier avec Ma carte IGN, libres et opensource. Les codes de ces 2 applications sont disponibles.

 

Ma carte IGN

Interface macarte.ignMa carte IGN permet de créer des cartes personnalisées à partir de la formidable « bibliothèque de plans » de notre vénérable Institut National de l’Information Géographique et Forestière, qui a su se renouveler pour offrir des outils en sus de toutes les données qu’elle tient à jour. Plus


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Petite introduction à l’IA

L’Intelligence Artificielle est LE sujet du moment pour les collectivités qui essayent de prendre le train en route le plus tôt possible, question de ne pas être dépassées dès les premiers tournants !

Je vais essayer ici de balayer le sujet à partir de ce que j’en ai compris et avec les mots qui me permettent de m’approprier le sujet, à partir de mon profil d’urbaniste, géomaticienne, data-analyst et chef de projet … Autant d’informations à préciser dans un « bon prompt ». Je m’appuie sur une présentation faite par Pascal Chevallot dans le cadre d’un séminaire interne (ancien participant du groupe de travail national sur la dématérialisation des documents d’urbanisme, aujourd’hui spécialiste de ces questions et intervenant au CNFPT) et  les nombreux échanges qui peuplent les réseaux sociaux.

L’IA n’est pas nouvelle

I comme Intelligence ? Le terme Intelligence est ici plutôt issu de l’anglais où il correspond plutôt au traitement de données qu’à l’intelligence tel qu’on l’entend en français. Cette Intelligence, dite Artificielle, permet à la fois de rédiger des textes « comme un humain », de traiter les images pour reconnaître leur emplacement, de traduire des langues, et bien sûr de résoudre des problèmes de toutes sortes.

Si l’on définit l’IA comme un système informatique capable de réaliser des tâches nécessitant l’intelligence humaine, capable d’apprentissage et possédant une certaine autonomie, on voit que l’IA n’est pas née en novembre 2022 avec l’ouverture de Chat GPT au grand public. Plus


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Ça roule pour la BAN

La chemin a été long pour aboutir à un véritable référentiel national en matière d’adresse. J’en parlais sur ce blog dés 2012 avec les initiatives de l’association des maires du Var. Au fil des ans le sujet a été nourri : https://blog.georezo.net/sigurba/tag/adresse/.

L’organisation est maintenant bien calée. La Base Adresse Nationale s’appuie clairement sur les bases adresses locales.Plus de 5 000 nouvelles « BAL », Bases Adresses Locales, ont été publiées en 2024 en lien avec l’obligation de publication inscrite dans la loi 3DS.

Ce qui est à souligner dans la démarche actuelle c’est tout l’accompagnement mis en place pour faciliter cette normalisation et cartographie de l’adresse par chacune des communes françaises. Cet accompagnement passe notamment pas le portail mes adresses : https://mes-adresses.data.gouv.fr/.  En 2025, il portera en particulier sur la Polynésie Française et la Nouvelle Calédonie cette année avec un décret à paraître pour ces territoires. Plus


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Vers un standard « sites économiques »

Le CNIG publie un appel à commentaires pour le standard sites économiques. Il est disponible ici :  Appel à commentaires sur le projet de Standard Sites Economiques. Il a été travaillé dans le cadre d’un sous groupe du Groupe de travail Aménagement du CNIG (GT Aménagement | Conseil national de l’information géolocalisée (cnig.gouv.fr))

Le standard vise en particulier à répondre à l’impératif réglementaire de dresser l’inventaire exhaustif des ZAE. Cet inventaire est prévu par l’article 220 de la loi climat et résilience. Il s’inscrit dans le contexte national de l’objectif ZAN, « zéro artificialisation nette », fixé à 2050 ! La vision sous-jacente est celle de « la bonne utilisation et du recyclage du foncier ». La documentation précise néanmoins, qu’en lui-même, le standard n’est visé (encore) par aucun texte de loi.   

Si l’on regarde le projet de standard dans le détail on voit que le modèle prévoit 4 classes d’objets avec, au centre, les sites économiques qui  sont regroupés dans des pôles économiques. Ces sites économiques peuvent comprendre un ou plusieurs terrains et recensent également les différents établissements qui s’y trouvent. Plus


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Pêle-mêle

Voici, sans prétention d’exhaustivité, quelques informations et documentations intéressantes pour tous ceux qui sont à la jonction entre SIG et urbanisme.

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L’adresse sur la bonne voie

Voilà un chantier démarré depuis de nombreuses années et avec des enjeux certains, à la fois économiques et pour les services d’urgence.  Ce blog l’évoquait déjà à l’occasion d’un guide de l’adressage publié par le CDIG du Var en octobre 2011 ! 

Les avancées législatives récentes poussent à produire des données libres de référence (loi pour une République Numérique de 2016) et les données voies-adresses sont concernées en tant que données socle, données de référence. Sous la pression de la communauté OSM, qui avait déjà bien fait avancer le sujet en créant une base enrichie par les données du cadastre, la base adresse nationale ouverte, une initiative rassemblant l’IGN, La Poste, ETALAB et OSM a permis de relancer un projet de Base Adresse Nationale en 2015. Plus


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Revue Etudes Foncières, la suite

A la recherche d’une série d’articles sur l’utilisation de DVF, publiés dans le journal Etudes Foncières, je me suis replongée dans l’historique de cette revue, qui est une référence en matière de connaissance des mécanismes du foncier.

 

Cette revue, a été créée en 1978. Elle s’est trouvée en liquidation à la fin 2013  avec l’ADEF, qui l’accompagnait depuis 1981. Plus


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Carto à gogo

La crise sanitaire que nous traversons nous donne l’occasion de lire, de découvrir, de s’enrichir. Et il faut dire que côté data et carto ça ne chôme pas !

Depuis le début on assiste à une multiplication de tableaux de bords statistiques et cartographiques.

  • Tous les éditeurs s’y essayent, ESRI en tête avec un tableau de bord français et un espace ressource.
  • Santé public France intègre quant à elle de nombreuses données sur sa plateforme statistique  Géodes, appuyée sur Geoclip, éditeur récemment rentré dans le giron de Cyril group où l’on trouve aussi business geographic.
  • On trouve des représentations particulièrement jolies comme celle de Nicolas Lambert dont toute la démarche est décrite sur le blog neocarto.
  • Et dans ce panorama il ne faut pas oublier toutes les infographies réalisées par les journaux. J’aime particulièrement celles du Monde dans la rubrique « Les décodeurs« .

 

La clé, les données

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De l’intérêt de la dématérialisation !

Voilà une photo parlante !

  • Un PLUi et H, un « bébé » de 130 kg,
  • 8 caisses format A3, 696 pièces écrites, 781 plans.
  • Reproduit en 182 exemplaires pour l’arrêt du projet et 110 exemplaires pour l’opposabilité du PLU.

Plus d’infos dans le le dernier compte-rendu du groupe de travail DDU sous la houlette du CNIG : http://cnig.gouv.fr/?page_id=2918.

 

 

interetdemat

Un PLUi version papier


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Appel à commentaires Docs d’Urba

Le groupe de travail « dématérialisation des documents d’urbanisme (GT DDU) » du CNIG lance un appel à commentaires relatif aux standards d’urbanisme PLU, Carte Communale, et aux consignes de saisie de métadonnées INSPIRE pour les documents d’urbanisme et servitudes d’utilité publique.
Les commentaires sont attendus d’ici le 17 novembre 2017 à 12h00.

Retrouvez les documents à commenter et le tableau des commentaires: http://cnig.gouv.fr/?page_id=2732


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Le GPU côté collectivités

Nous allons ici balayer très simplement le contexte du « GPU » vu du point de vue des missions à conduire par les collectivités et concernant les documents d’urbanisme (hors SUP). Il ne s’agit pas de réécrire la nombreuse documentation maintenant disponible sur le site même du GPU ni de remplacer l’information relayée aujourd’hui très largement par les DREAL et DDT(M).
 

Qu’est ce que le GPU ?

Le GPU est le « portail national de l’urbanisme » institué par l’ordonnance du 19 décembre 2013 relative à « l’amélioration des conditions d’accés aux documents d’urbanisme et aux servitudes d’utilité publique ». On ne saurait avoir un titre plus explicite quant à la portée de cette ordonnance.

Le « GPU » ou géoportail de l’urbanisme est le « site national pour l’accés dématérialisé, à partir d’un point d’entrée unique, aux documents d’urbanisme […] ».

La publication des documents d’urbanisme sur la GPU permet non seulement de répondre aux obligations de publication du document à compter de 2020 mais également de répondre aux obligations INSPIRE de recherche, consultation et téléchargement des documents d’urbanisme.

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