jeudi, 11 juin 2026

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Cartographier dans OpenStreetMap avec un fond PCRS

15_apres_exemple3Initialement conçu pour sécuriser les travaux à proximité des réseaux, le Plan Corps de Rue Simplifié (PCRS) recèle un potentiel bien plus large, comme celui de servir de fond de plan pour enrichir OpenStreetMap, la carte libre et collaborative.

En exploitant ces données précises et homogènes, il devient possible d’améliorer la qualité des informations géographiques disponibles pour tous dans OpenStreetMap.

Cette démarche ouvre la voie à une meilleure connaissance du territoire, en combinant la rigueur du PCRS et la dynamique participative d’OSM :

  • Pour la communauté OSM, c’est l’opportunité d’accéder à des données fiables et détaillées, permettant de renforcer la précision des tracés et d’intégrer des éléments souvent difficiles à relever sur le terrain.
  • Pour les collectivités locales, contribuer à ce mouvement signifie valoriser leurs investissements dans le PCRS, favoriser la transparence et offrir à leurs citoyens des cartes plus complètes et utiles, tout en stimulant l’innovation autour des données ouvertes.

Nous allons détailler ici comment utiliser le PCRS pour cartographier dans OpenStreetMap. Comme pré-requis il faut avoir installé JOSM sur son poste et avoir récupéré les flux WMS nécessaires ; les principales étapes sont expliquées dans cet article.
Petit bonus en fin d’article : une autre méthode pour intégrer encore plus précisément des éléments topo dans openstreetmap et des exemples très parlants à Orange (Vaucluse).

 

OpenStreetMap, l’univers qu’on ne présente plus

OpenStreetMap (OSM) est un projet collaboratif mondial qui vise à créer une carte du monde libre et ouverte. Elle est alimentée par des millions de contributeurs bénévoles. Contrairement aux solutions propriétaires, OSM repose sur le principe du partage et de la transparence : chacun peut collecter, corriger et enrichir les données géographiques, qu’il s’agisse de routes, bâtiments, points d’intérêt ou zones naturelles. Cette approche participative en fait une ressource précieuse pour les développeurs, collectivités, chercheurs et passionnés de cartographie, offrant une alternative flexible et gratuite aux services commerciaux.
Aujourd’hui, OSM est au cœur de nombreuses applications, de la navigation à l’analyse spatiale, et s’impose comme un pilier incontournable de la géomatique libre.

 

Le PCRS et ses défis

Le concept du “Plan Corps de Rue Simplifié” ou PCRS tire son origine de la réforme anti-endommagement des réseaux, entrée en vigueur le 1er juillet 2012.
Le cadre réglementaire de cette réforme cherche à réduire les risques d’endommagement des réseaux et d’atteinte aux personnes à proximité lors de travaux (https://beta.gouv.fr/startups/pcrs.html ). Le PCRS en est une composante importante en proposant un fond de plan à très haute précision conçu pour modéliser les infrastructures de voirie à grande échelle (bordures, façades, arbres, etc.). Il est décliné soit en vecteur, soit en raster (image).
Son déploiement a été confié en 2019 à l’IGN par la DGPR, qui anime depuis une plateforme nationale via la Géoplateforme pour rendre ces données accessibles et mises à jour (https://www.data.gouv.fr/datasets/pcrs ). Précisons que les PCRS sont produits et financés par les collectivités locales, avec l’apport de différents financeurs publics et parfois privés.
Cependant, le PCRS fait face à plusieurs défis :

  • Une couverture inégale du territoire, avec un déploiement qui repose sur l’engagement et le financement des collectivités locales ;
  • Une nécessité de mise à jour régulière des données, indispensable pour rester fidèle à l’état réel des voiries et réseaux;
  • Une certaine complexité pour assurer l’interopérabilité des formats raster/vecteur et leur intégration fluide dans les SIG des acteurs publics comme privés, afin d’en tirer pleinement parti pour la prévention des risques et la gestion des travaux.

 

Passons à la pratique

Maintenant que nous avons expliqué de quoi on parle, il est temps de montrer comment tout ça peut fonctionner.
Pour cela, nous allons utiliser l’éditeur JOSM pour cartographier dans OpenStreetMap. Cet éditeur permet d’afficher en fond de plan des flux de données comme des orthophotographies aériennes, afin de pouvoir cartographier les éléments présents sur les photos. De fait, on comprend bien que plus la photo est précise, plus on pourra cartographier d’objets et meilleure en sera la localisation.
En l’occurrence, le PCRS contient des données ultra précises, que ce soit avec l’orthophotographie à très haute résolution ou avec les données vectorielles de type topographique. Concernant la Métropole de Montpellier, nous avons adapté le modèle de données initial du PCRS à nos besoins, ce qui donne le Plan de Corps de Rue Complet (PCRC).

Voici les principales étapes :

  • Dans un premier temps on va paramétrer les flux.
  • Une fois tous les flux paramétrés, on va pouvoir les ajouter comme fond de plan
  • Et ensuite, après avoir chargé les données à modifier, c’est à vous de cartographier tout ce que vous voulez !

 

Configurer les flux

Tout se passe dans les options de JOSM :

01_bandeau_josm

Dans l’onglet « Imagerie » à gauche, vous aurez la liste des flux disponibles et vous allez pouvoir en ajouter d’autres à partir du bouton « +WMS » à droite :

Dans la fenêtre qui s’ouvre, vous allez pouvoir ajouter l’URL de vos flux, cocher « Stockez seulement le point final de WMS des couches choisies à l’utilisation » et donner un nom à votre flux.

03_parametres_flux_wms

Pour l’exemple de ce document, nous utiliserons les flux suivants :

PCRS ou PCRC : c’est le même principe pour intégrer les flux issus de données vectorielles.
 

Ouverture des fonds de plan

Pour ouvrir les fonds de plan on va passer par l’onglet « Imagerie » dans la barre d’outils. On sélectionne d’abord le flux de l’orthovoirie (ici, celle de la commune de Jacou). Une fenêtre s’ouvre pour sélectionner les couches à charger. Préférez l’option « image/tiff » en bas de la fenêtre, vu qu’il s’agit d’une orthophoto avec des parties transparentes. Vous pouvez tester aussi avec le png.

05_selection_flux_wms

04_bandeau_imagerie_josm

Ensuite, vous faites la même chose pour l’orthovoirie 3m de 2023.
Enfin, pour le PCRS, vous aurez 3 couches à charger et, vu que ce sont des données vectorielles à l’origine, sélectionnez l’option « image/png32 » pour avoir une meilleure résolution. Sinon, les objets affichés vont « baver ». Une fois les fonds de plans chargés, vous verrez dans la fenêtre à droite l’ensemble des couches sélectionnées.

06_selection_flux_wfs07_vue_calques_josm

 

 

 

sautdeligne_wordpress_bleu

Chargement des données dans JOSM

Une fois que vous avez chargé les fonds de plan, vous allez pouvoir charger les données à modifier.
Pour cela, vous allez devoir naviguer et zoomer vers la zone que vous souhaitez cartographier, pas trop grande pour ne pas charger trop d’objets. Vous cliquez ensuite sur le bouton “Télécharger les données cartographiques…”.

bouton_telecharger

Une fenêtre s’ouvre pour vous permettre de dessiner l’emprise des données que vous souhaitez télécharger. Une fois que c’est fait, cliquez sur “Télécharger”.
Pour l’exemple, on va prendre cette zone :

telecharger

Les différents fonds de plan vous permettent :
● de localiser les différents objets (PCRS ou PCRC),
● de vous faciliter le repérage et la compréhension de l’environnement (orthophoto THR),
● de voir ce qui se trouve sous les arbres et aux pieds des bâtiments (orthovoirie).
Vous pouvez même ajouter Panoramax à côté car les photos prises pour faire l’orthovoirie y ont été publiées.

08_vue_osm_pretraitement 09_vue_josm_pretraitement_lt

 sautdeligne_wordpress_bleu

Cartographier les données

Après, c’est à vous de cartographier tout ce que vous voulez.
La saisie dans OpenStreetMap est différente d’une saisie dans un SIG :
• Chaque objet est indépendant l’un de l’autre :
• On appelle tous les objets dans la zone sélectionnée
• On regarde ce qui existe dans la base.
• Et, ensuite, soit on modifie un objet existant, soit on le supprime, soit on en créé un nouveau.

Pour savoir comment faire, je vous renvoie vers l’excellent tutoriel de M. Moustache : https://www.youtube.com/watch?v=rwLtFXrAJQM.

Voici quelques exemples de « avant-après » avec l’utilisation des données du PCRS.

12_avant_exemple213_apres_exemple2

sautdeligne_wordpress_bleu

10_avant_exemple1

11_apres_exemple1

sautdeligne_wordpress_bleu

14_avant_exemple3 15_apres_exemple3

sautdeligne_wordpress_bleu

Au final, voici ce que ça donne dans OSM. De nombreux objets ont été rajoutés et des géométries corrigées.

16_avant_osm 17_apres_osm

sautdeligne_wordpress_bleu

Encore plus précis ?

Bon, à ce moment, vous vous dites que vous avez fait du bon boulot et vous avez raison. Mais, si on veut aller plus loin, que peut-on faire de plus ?
Et bien déjà, se dire que redessiner manuellement des objets qui ont déjà été cartographiés précisément c’est bien, mais si on pouvait copier l’objet depuis le plan PCRS directement dans OSM, ce serait plus précis. Peut-être pas plus rapide vu le travail préparatoire et les garde-fous à prendre en compte, notamment pour éviter de faire des doublons dans OpenStreetMap.
Pour autant, c’est techniquement possible, de manière chirurgicale. Le principe est de transformer le plan topo en fichier vectoriel (de type shape ou autre) et qui puisse être ajouté dans JOSM via le greffon « open data ». Il y a un gros travail à faire de nettoyage des données, de mise en cohérence des attributs et de gestion des doublons qui mériterait un tutoriel dédié.

Voici deux exemples qui ont été réalisés il y a quelques années sur la ville d’Orange, à partir de plans topographiques :

  • La colline Saint-Eutrope avec le détail des ruines du château et du temple romain, ainsi que les différents talus du site. Notez que chaque arbre est positionné à  l’emplacement exact issu des plans topos.

18_orange_colline

  • L’arc de triomphe après le réaménagement du site.

19_orange_arctriomphe

 

Article rédigé par Tony Emery, Montpellier Méditerranée Métropole.


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Tout sur le RNB

RNB, R’nB, Airbnb, BDND … on s’y perd !  Pour le monde de la donnée et de la géomatique, c’est bien le « RNB » la nouveauté !

 

RNB et ID-RNB

Le référentiel national des bâtiments est présenté comme un service public numérique qui vise à répertorier et identifier l’ensemble des bâtiments du territoire. Il crée un Identifiant unique et pérenne appelé ID-RNB, présenté comme une plaque d’immatriculation du bâtiment.

Jusqu’alors, il n’existait pas d’identifiant unique des bâtiments ; y compris dans les fichiers cadastraux où les informations sur les bâtiments sont directement rattachées à la parcelle et non à l’objet graphique. On ne peut donc pas les distinguer clairement à l’intérieur des parcelles.
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Valeurs foncières en opendata, hourra !

Je ne résiste pas à l’envie d’écrire un petit billet sur la sortie en opendata de DVF, le fichier des valeurs foncières. Les sites et publi SIG, urbanisme et immobilier s’en sont déjà fait l’écho.

Même les journaux comme ouest france ou le figaro immo s’en sont emparés.
La présentation qui en est faite très concrètement dans l’article du figaro montre bien tout l’intérêt de la donnée. Un autre article rappelle également les nombreuses autres sources et notamment les analyses issues des données des notaires. C’est un bon panorama de tout qui peut être utilisé en la matière.

Ces articles et les commentaires qui les accompagnent font aussi ressortir les limites de ces données : pour bien les utiliser il faut d’abord bien les comprendre. Plus


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L’importance de la carte

Voilà une journée à laquelle j’aurais bien voulu participer, tant le sujet m’intéresse. Mais pour moi la capitale est loin en ce moment …

L’institut d’aménagement et d’urbanisme organisait le 6 février une rencontre, format « petit déjeuner », sur « la carte, un outil incontournable pour les décideurs ».

Je reprends les questions formulées dans l’invitation : Plus


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L’urbaniste et le SIG

Voilà une discussion du forum géomatique qui m’intéresse rien que pas son titre …

Commençons par partir de la question posée :

« Je travaille comme architecte dans un cabinet d’urbanisme/paysagiste. Nous intervenons sur de la maîtrise d’oeuvre urbaine et des études de planifications. (nous ne faisons pas de PLU). Nous nous questionnons sur la pertinence de nous équiper en logiciels SIG. Plus


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Des limites communales à grande échelle

La communauté OSM vient d’achever la constitution d’un référentiel d’importance, celui des limites communales.  Il n’existe pas de support officiel me direz vous ? Eh bien non !

On avait pris l’habitude de s’appuyer sur les fichiers GeoFLA de l’IGN, mais ceux-ci convenaient pour des représentations et analyses statistiques à une échelle régionale, mais pas dès que l’on travaillait à l’échelle communale ou intercommunale. Plus


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La révolution DT/DICT

Les dates butoir de la réforme des DT/DICT arrivent à grand pas. De nombreux services publics sont concernés et en première ligne les services techniques, les services SIG et les services urbanisme.

Cette réforme vise globalement à améliorer le dispositif actuel pour tous les travaux à proximité des réseaux. Il s’agit de sécuriser au maximum les personnes et d’améliorer la prévention d’endommagement des réseaux en amont des travaux. La réforme porte sur les « DT », déclarations de travaux qui remplacent les « DR », demandes de renseignement, et sur les DICT, Déclaration d’Intention de Commencement des travaux.

Le dispositif repose sur trois points clefs: Plus


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Des infos sur les travaux

Les applications associant réseaux sociaux et cartographie sont de plus en plus nombreuses.
Le gps devient participatif avec de plus en plus d’applications qui permettent de s’informer mutuellement des difficultés routières et tout particulièrement des radars comme trapster ou abe, a bon entendeur.
Dans ce domaine on peut bientôt espérer être mieux informés des travaux. Plus

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A la découverte de l’archéogéographie

Une présentation aux journées ESRI 2011 et un séminaire à venir sur le sujet me donne l’occasion d’aborder le thème de « l’archéogéographie ». Plus

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Un séminaire d’archéogéographie ouvert à un public élargi

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La topo vue d’en haut

La photogrammétrie va t’elle contribuer à relier définitivement les techniques de la topographie
avec celles de la géomatique ?
C’est en tous cas une technique qui s’impose progressivement au service de la réalisation de plans topographiques.

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Cartes de bruit : une véritable donnée numérique

Voilà bientôt dix ans qu’est née la directive européenne demandant aux grandes agglomérations européennes de cartographier le bruit et de mettre à disposition du public ces informations : une directive de 2002, « transposée » par une loi de 2005 et une série de décrets publiés en 2006 et 2007.

La transposition est l’insertion par un État membre de la Communauté européenne du contenu d’une directive communautaire dans son droit interne (source http://fr.jurispedia.org/) .

Selon les dispositions européennes; l’évaluation du bruit émis dans l’environnement doit permettre d’évaluer la population impactée et de mettre en place des actions tendant à prévenir ou réduire le bruit. Elle s’accompagne d’une obligation d’information du public et d’une remontée de l’information vers les instances européennes.
La mise en forme des « cartes de bruit stratégiques » doit déboucher sur les « PPBE », plans de prévention du bruit dans l’environnement, qui doivent évaluer les personnes exposées à un bruit excessif, repérer les « zones de conflit » et les seuils admissibles, et recenser les mesures prévues par les différentes autorités compétentes. Plus


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SIG et urbanisme … fin

Fin de notre série d’articles sur le lien entre SIG et urbanisme :
https://blog.georezo.net/sigurba/2011/02/13/sig-et-urbanisme-des-liens-naturels-et-anciens/
https://blog.georezo.net/sigurba/2011/02/26/sig-et-urbanisme-suite/

Malgré les incompréhensions et les problèmes de coordination entre disciplines et services, la géomatique et ses évolutions récentes ont énormément à apporter à l’urbanisme et plus particulièrement à l’analyse urbaine : Plus


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SIG et urbanisme … suite

Suite de l’article publié il y a dix jours :

Entre urbanisme et SIG, le lien est quasiment structurel : la géomatique étant un outil essentiel de lecture du territoire. Néanmoins il existe des incompréhensions entre ces deux domaines :

Première incompréhension évoquée dans notre précédent article,  l’écart entre la précision topo et les limites parfois floues de l’urbanisme. Plus


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SIG et urbanisme : des liens naturels et anciens

C’est l’objet même de notre blog ! Pourtant nous n’avons pas encore développé les liens existant entre SIG et urbanisme, voici des pistes qui seront abordées en plusieurs billets, en axant plus particulièrement sur SIG et urbanisme dans les collectivités locales  …

Ce que je constate dès le début de mes recherches, c’est que le sujet est rarement abordé : j’ai juste trouvé un sujet sur le forum SIG.

A mon sens, la géomatique et l’urbanisme sont deux disciplines qui touchent au territoire : Plus


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